Mini Cooper Clubman
10/2009, 19.000 km, diesel, blanc, tissu et cuir noir, climatisation, toit ouvrant panoramique, feux xénon, GPS couleur, système audio CD, ordinateur de bord, radar de recul, carnet
10/2009, 19.000 km, diesel, blanc, tissu et cuir noir, climatisation, toit ouvrant panoramique, feux xénon, GPS couleur, système audio CD, ordinateur de bord, radar de recul, carnet
Lancée en 2001, le nouveau modèle MINI (souvent dénommé Mini 2) est conçu par BMW.
Le style retenu est astucieusement évocateur du profil de l’originale bien que les nouvelles dimensions aient été fortement accrues : plus 60 cm en longueur, plus 27 cm en largeur. La puissance des moteurs s’est fortement accrue, mais le poids a lui aussi suivi la même pente et dépasse nettement la tonne (soit près du double de la version originelle).
Elle est disponible en quatre versions : MINI One, MINI One D (avec un moteur diesel Toyota), MINI Cooper et MINI Cooper S (disposant d’un compresseur) un kit moteur John cooper Works homologué était également disponible après achat qui portait la MINI cooper S à 200cv puis 210 à partir de 2005
Un modèle décapotable, « le Cabrio », est apparu en 2004.
La boîte automatique, de type CVT avec six vitesses factices, est disponible sur les deux motorisations essence, issues d’un même bloc de 1,6 L : la One, d’une puissance de 90 ch, la Cooper, de 115 ch. La Cooper S, à partir de la version 170 ch, a droit à la plus fiable boite Steptronic avec palettes/volant. La version diesel, la One D, uniquement équipée d’une boîte manuelle, délivre d’abord 75 ch, puis 88 ch.
La Mini dispose d’une déclinaison très sportive en série limitée, la Cooper S JCW GP (constructeur automobile) John Cooper Works (préparateur dont les modifications sont garanties par BMW et son réseau), reposant toujours avec le petit moteur 1,6L à compresseur poussé à 218 ch. Construite initialement à 2000 exemplaires dans les années 2006, sans option possible elle dispose de 2 place, d’un kit carrosserie spécifique ainsi que d’une couleur unique. Ses suspensions issuent du catalogue accessoire JCW, sont calibrées pour la piste plus que pour la route.
En juin 2004, quelques retouches ont été effectuées dont la plupart sont invisibles. Les plus notables sont les suivantes :
intérieur :
extérieur :
En octobre 2005, trois packs très fournis ont été disponibles : MINI Seven (MINI One et Cooper), MINI Park Lane (MINI Cooper et Cooper S) et MINI Checkmate (MINI Cooper S, et Cooper sauf France).
Le succès de la MINI 2 a été étudié par toutes les grandes marques automobiles mondiales. Le point de référence, la production de la Mini 1 toujours proche du véhicule des années 1960, était devenue confidentielle au tournant du millénaire, BMW Group a réussi à vendre plus de 800 000 exemplaires de la version Mini 2. Pour première explication, la Mini 2 est vraiment un nouveau véhicule intégrant les évolutions majeures des productions automobiles de la fin du XXe siècle, dont qualité de construction et équipements de sécurité. Mais c’est aussi un véhicule qui parle aux anciens et entretient ainsi un mythe : qualités dynamiques (les roues déportées aux 4 coins, l’« effet kart » en virage), intérieur de caractère (déport du compteur de vitesse au centre du tableau de bord) ou à sa liste d’options très fournie permettant une personnalisation poussée... En tout cas, l’image positive dégagée par ce petit véhicule (mais nettement plus grand que la Mini 1) permet, semble-t-il, aux clients de passer outre son petit coffre, sa présentation souvent outrancière (lignes blanches traversant le capot par exemple), son prix exclusif, son manque relatif de confort et sa consommation peu raisonnable (point qui va évoluer avec la Mini 3).
Une nouvelle version Mini (dite Mini 3) a été lancée fin 2006 par BMW afin de moderniser notamment la partie moteur de son petit véhicule. Les premières versions disponibles furent la Mini Cooper S (175 ch) et la Mini Cooper (120 ch). Suivent, début 2007, les Mini One (95 ch) et Mini Cooper D (110 ch). Seuls les connaisseurs peuvent remarquer les différences extérieures entre une Mini 2 et une Mini 3. Pourtant, le constructeur n’a pas fait dans la réutilisabilité, seuls le toit et le pare-brise seraient identiques à ceux de la Mini 2. La prise d’air sur le capot de la Cooper S est maintenue (elle est apparue sur les Mini 2 Cooper S) mais c’est devenu un appendice esthétique qui ne fait que dégrader l’aérodynamisme, en effet cette prise d’air est maintenant obstruée.
Depuis fin 2007, une Mini de type Break appelée Clubman est disponible. C’est un modèle pourvu d’une originalité très particulière : il comporte une demi porte arrière sur le côté opposé au conducteur mais pas de l’autre côté (car on y trouve le réservoir de carburant).
L’intérieur est une évolution de celui de la Mini 2. Le tachymètre posé au centre du tableau de bord est devenu gigantesque (sans doute pour pouvoir loger l’option GPS qui dispose maintenant d’un écran plus important). Si la qualité des matériaux utilisés semble en hausse par rapport à la version précédente, l’ergonomie reste encore spéciale. Les places arrières offrent un espace limité pour les jambes (sauf si le siège avant est très avancé), ce n’est pas une surprise, mais la hauteur entre l’assise et le toit de la voiture est bonne (les grands ne se cognent pas la tête). En bref, la Mini n’est toujours pas une « voiture à vivre » pour reprendre le slogan Renault, elle se prend comme elle est, avec ses originalités (comme les interrupteurs chromés type « aviation » par exemple), son style voyant, ses lacunes d’équipement (pas de manomètre pour surveiller la surpression du turbo dans la Cooper S entre autres, même en option). Il y a une option d’ambiance d’éclairage intérieur pouvant passer dans différentes teintes suivant l’humeur. La fameuse liste des options (imbattable dans sa catégorie de véhicule) en comporte de nombreuses qui seraient du plus mauvais goût dans une autre voiture (excès de chrome par exemple), mais dans une Mini…
La direction des Mini 3 est entièrement électrique (solution provenant de l’équipementier Jtekt). Le moteur d’assistance ne fait pas appel à une assistance hydraulique (plus encombrante, plus lourde et nécessitant la surveillance de la qualité du fluide). Cette gestion est asservie par la vitesse du véhicule mesurée en sortie de boîte de vitesses. Cette assistance est discrète dès que la voiture roule, ce qui évite l’impression de direction molle particulièrement inadaptée sur les véhicules sportifs, de plus certaines stratégies s’activant sous certaines conditions (vitesse volant, accélération…) permettent un ressenti volant proche de celui d’une direction sans assistance. La colonne de direction est réglable en hauteur et en profondeur, ce qui n’est pas toujours le cas dans les petits véhicules de ville.
Les moteurs essence des Cooper et Cooper S ont, quant à eux, été complètement revus (seule la cylindrée ne change pas). Ils sont maintenant le fruit d’un travail conjoint entre BMW Group (développement et ingénierie) et PSA (production à Douvrin à la Française de mécanique). Ces moteurs sont équipés d’un carter semelle et d’une pompe à huile performante (à débit variable en fonction de la pression) généralement installé dans les moteurs sportifs de haut de gamme. De même la pompe à eau, avec son mécanisme de débrayage, marque la volonté de BMW de doter la petite Mini d’un moteur performant. Le résultat est très probant, le couple est particulièrement élevé dans la version Cooper S ce qui permet de réaliser des accélérations dignes de véhicules de catégories supérieures (on la compare souvent aux Golf GTi ou Clio RS par exemple). Le bruit reste soigné même si certains regrettent déjà le sifflement de perceuse du compresseur des Mini 2 Cooper S (son d’une Mini 3 Cooper S).
La version sportive (Cooper S) repose maintenant sur un turbocompresseur (à la place du compresseur de la Mini 2 Cooper S) avec une fonction d’overboost, le couple passe rapidement de 240 Nm à 260 Nm en appuyant brutalement à fond sur l’accélérateur et permet de meilleures accélérations (par surpression du tubocompresseur). Le moteur est dimensionné pour cette brutalité, par exemple, les soupapes sont remplies de sodium (technique fréquente dans les moteurs turbocompressés). Il est possible de sélectionner, en option, un différentiel à glissement limité (taré à 25 %, piloté par le couple, l’écart de couple entre les deux demi arbres avants ne peut pas dépasser 75 %), il peut résoudre certains problèmes de motricité notamment en sortie de virage, mais attention au coup de volant nécessaire pour rattraper son effet ! L’injection est directe et haute pression. Cette version peut être conçue avec un châssis sport (raffermissement des suspensions) et dispose d’une option (déconnectable) pour rendre la direction plus ferme et l’accélérateur plus sensible. La Cooper S procure de vraies sensations de conduite sportive, en particulier, elle dispose de très bonnes aptitudes à passer les virages (l’« effet kart » de la Mini 2 est bien conservé). La boîte de vitesses (réalisée par Getrag) est très bien étagée, les performances en accélération sont bonnes tout en préservant un 6e rapport suffisamment long pour conserver un régime moteur supportable pour les longs trajets sur autoroute (à 130 km/h). Les reprises sont meilleures qu’avec la Mini 2 Cooper S, le turbo et l’injection directe haute pression font leur effet. Toutefois, certains reprochent à ce moteur turbo de « ne plus rien avoir » après 5 500 tr/min. Mais la version musclée de John Cooper Works (le préparateur « maison ») change en partie cela en poussant le moteur à 210 ch. BMW Group, fabrique déjà des moteurs turbo à régime max. particulièrement élevé (pour la série 3 notamment). Seuls les freins restent un cran en dessous (point faible récurrent chez BMW). Ils manquent d’endurance en conduite très musclée. Mais il semble que John Cooper Works (encore une fois) ait une option améliorant ce point.
La version Cooper dispose d’un moteur 16 soupapes atmosphérique sophistiqué, notamment, le traditionnel papillon de gaz a été remplacé par une technologie pointue d’admission dite Valvetronic chez BMW, les arbres à cames d’admission et d’échappement sont tous les deux à calage variable et l’injection est multipoint. Toutefois, cette version manque de « nerfs » à bas régime. Il faut vraiment la pousser dans les tours pour qu’elle montre sa nervosité.
La Mini 3 reste une petite voiture même si ses cotes ont légèrement augmenté par rapport à une Mini 2. Le confort est plutôt un peu meilleur que celui d’une Mini 2 (ce n’est pas une référence de grand confort, de plus attention aux options qui dégradent le confort, grandes roues de 17 pouces, châssis sport). Le coffre reste, quant à lui, un des plus petits de la catégorie des citadines avec 160 litres, juste 10 litres de plus qu’une Smart Fortwo. Tout cela contribue finalement à l’image décalée de cette petite citadine hors norme.
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